Journal du Jeudi N°1201 du 25 septembre au 1er octobre 2014


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C'est un monde: Sarko is back !

C'est un monde

Sarko is back !

Après y avoir pensé chaque matin en se rasant, Sarko-le-terrible est remonté sur le ring pour livrer l’ultime combat politique de sa vie: reconquérir l’Elysée en passant par la case UMP. Candidat à la présidence de l’UMP, l’ancien chef de l’Etat français n’a manifestement pas digéré sa défaite de mai 2012. Comme si ça le démangeait de ne plus être là, de pouvoir gérer le pouvoir au plus haut niveau. Celui que certains appellent aussi «Sakozaï» a donc ruminé son dépit, bien décidé à prendre sa revanche sur l’Homo Hollandius en 2017.
Ainsi Nicolas Sarkozy est de retour, deux ans et demi après avoir fait ses adieux à la politique. En revenant ainsi au-devant de la scène politique, «Monsieur Immigration choisie» a cherché à rassembler largement sa famille politique, lors de sa première intervention télévisée, dimanche dernier sur France 2. Mais s’il a voulu montrer l’image d’un homme «assagi», qui «a changé», les Français émettent des doutes sérieux sur les motivations de ce come-back spectaculaire, quoique prévisible et attendu. Ainsi, selon un sondage réalisé par Odoxa pour «le Parisien» - «Aujourd’hui en France», et paru mardi dernier, 67% des Français «pensent que si Nicolas Sarkozy revient sur le devant de la scène, c’est plus par un goût de revanche que parce qu’il aurait un vrai projet pour la France. Même à droite, 41% des sympathisants voient dans ce retour un désir de revanche. Ils sont 93% à le penser à gauche».
En tout cas, pour «Les Guignols de l’info», la célèbre émission de Canal+ qui parodie tout ce qui bouge, «Sarkozy a vraiment changé; il est pire qu’avant!» A peine est-il de retour qu’il demande déjà qu’on lui prête au moins «deux neurones» d’intelligence, affirmant, la main sur le cœur et la tête dans son passé élyséen, qu’il a... «honte de son pays». Honte de et pour son pays? Ben oui, c’est pour cela qu’il est «obligé» de sortir de sa retraite paisible pour remettre les choses en place, tellement Hollande est «nul»... Tu parles!
Pourtant, peu avant le 6 mai 2012, jour du second tour de la dernière élection présidentielle, le boxeur Sarko avait promis et juré sur tous les tons qu’on ne l’y reprendrait pas sur ce ring politique s’il perdait l’élection. Il croyait encore sans doute dur comme fer qu’il ne perdrait pas contre Hollande...

Phil (Avec Agences)

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