Journal du Jeudi N°1296 du 21 au 27 juillet 2016


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C'est un monde: Pokémon Go: un jeu vidéo menaçant ?

C'est un monde

Pokémon Go: un jeu vidéo menaçant ?

C’est le nouveau «phénomène du moment». Sorti depuis le 5 juillet dernier, le jeu vidéo Pokémon Go a été téléchargé plus de 7,5 millions de fois aux Etats-Unis seulement en quelques jours et génère des millions de dollars de recettes.
Ce jeu, disponible en téléchargeant une application sur un Smartphone, est en fait une nouvelle version du jeu développé par Nitendo Pokémon sorti en 1996 sur la Gameboy qui a lui aussi connu un grand succès entraînant même une série de dessins animés comportant 19 saisons. Le principe est simple: l’utilisateur devient un chasseur de petits monstres appelés Pokémons, l’objectif est de «tous les attraper» et de les dresser.
Dans la nouvelle version disponible sur Smartphone, Nitendo et son partenaire, la compagnie Niantic (propriété de Google), envoie les utilisateurs dans la rue chasser des Pokémons à l’aide de la géolocalisation. Des Pokémons sont ainsi cachés un peu partout dans les rues, et  parfois dans des endroits farfelus.
Si ce jeu crée le bonheur des grands enfants un peu partout dans le monde, ce n’est pas le cas de tous.
Un jeu émanant d’un complot occidental?
Pour le chef de l’association officielle des imams Diyanet-Sen, qui a demandé l’interdiction du jeu en Turquie, Pokémon Go «mine la valeur des lieux où les gens prient, puisque des monstres ont été trouvés dans des mosquées». Condamnant cela, l’imam a même suggéré que ce jeu serait un complot occidental, ne précisant cependant pas à quelles fins...
Une menace pour la sécurité nationale en Egypte?
Le porte-parole de la présidence égyptienne a, quant à lui, dénoncé un jeu menaçant la sécurité, pouvant être utilisé comme «un outil d’espionnage et de collecte d’informations» se méfiant de l’enregistrement des données de localisation des utilisateurs par Google. Des informations qui, selon lui, «pourraient être utilisées pour cartographier la vie des joueurs à l’échelle nationale».
Ce n’est pas la première fois que les autorités égyptiennes s’en prennent aux animations virtuelles. En mai dernier, le chef des services de renseignement avait accusé le célèbre dessin animé Tom et Jerry de participer à la banalisation de la violence. «Le dessin animé Tom et Jerry présente la violence de manière drôle et émet l’idée que, oui, je peux frapper quelqu’un... et je peux le faire sauter avec des explosifs. Ce discours devient naturel dans l’esprit du téléspectateur», avait-il alors déclaré.  

Poug-nèèré
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